Parc Marin Saguenay-Lac-Saint-Jean Bas-Saint-Laurent © TQ/M.-A. Delisle

Société Duvetnor | Bas-Saint-Laurent, Rivière-du-Loup

Protéger les îles de l’estuaire du Saint-Laurent

La mission de Duvetnor, c’est de protéger des territoires dans l’estuaire du Saint-Laurent, notamment plusieurs îles importantes en raison de la faune qui s’y trouve, et d’intégrer ça dans un modèle aussi scientifique que touristique.

Réserve naturelle

Au service de la nature et de la conservation

C’est en 1979 qu’une poignée de biologistes conscients des richesses des îles du Bas-Saint-Laurent décident de les protéger en fondant la Société Duvetnor ltée, une corporation privée sans but lucratif. Avec l’aide de partenaires et grâce aux profits générés par la récolte du duvet d’eider, ils achètent Les Pèlerins, deux des trois îles du Pot à l’Eau-de-Vie et l’île aux Lièvres. 

Puis en 1989, ils décident d’offrir l’accès à certaines îles au public et créent un programme d’interprétation, aménagent des sites de camping, construisent des infrastructures d’hébergement et achètent des bateaux pour le transport des visiteurs tout en réduisant l’empreinte environnementale de leurs activités. Leur dernière acquisition en 2001, le phare des îles du Pot à l’Eau-de-Vie, restauré et converti en une auberge, fait la fierté de la Société et de la région du Bas-Saint-Laurent. 

Île aux Lièvres Île aux Lièvres ©TQ/G. Leroyer Île aux Lièvres Île aux Lièvres ©TQ/G. Leroyer
Duvetnor
Portrait de Jean Bédard © TQ/G. Leroyer

Entrevue avec Jean Bédard

Comment la Société Duvetnor contribue à rendre l’expérience d’un voyageur inoubliable?

Par l’accueil, la transmission des connaissances, l’amour du territoire et des animaux : nos employés viennent de la région et ils partagent la même conviction que les administrateurs. Mais ce que les gens apprécient le plus ici, c’est le côté sauvage et aventurier. Quand ils viennent ici, ils se sentent dépaysés, ils ont l’impression d’être au bout du monde alors qu’ils ne sont qu’à 20 minutes de Rivière-du-Loup.

En quoi c’est une entreprise qui offre ce qu’il y a de mieux au Québec?

Il y a une vraie convergence d’intérêt pour la faune, mais aussi pour le patrimoine, pour l’histoire. Notre petite communauté se complète et veut donner une espèce de permanence à ce projet de conservation. Outre la collecte de duvet et la préservation de l’habitat des eiders à duvet, il y a ces endroits absolument extraordinaires qui sont totalement inaccessibles, à moins d’explorer ce territoire-là par bateau. C’est ce que l’on propose à nos visiteurs.

Bas-Saint-Laurent Île aux Lièvres © TQ/G. Leroyer

Quels sont les futurs projets de la Société Duvetnor?

Nous n’avons pas l’ambition de développer davantage ou d’augmenter notre flotte de navires. Par contre, on a des projets : rendre cette expérience encore plus accessible et permettre aux visiteurs de découvrir d’autres facettes de l’estuaire. L’idée, c’est vraiment de faire découvrir le Saint-Laurent comme personne et de faire bénéficier les touristes de nos connaissances et de notre amour du fleuve.

Quel conseil donneriez-vous à vos collègues de l'industrie?

Notre attitude vis-à-vis du développement de notre produit touristique est façonnée par une contrainte. Notre but n’est pas de croître, notre but est de miser sur la qualité puis sur la durée. On souhaite que l’achalandage plafonne, pas qu’il soit restreint, et on cherche à en améliorer la qualité et à offrir un meilleur accueil. C’est une philosophie qu’on a. 

Comment la Société Duvetnor répond aux piliers de QuébecOriginal

01

Territoire spectaculaire

Le fleuve Saint-Laurent est au cœur du territoire québécois. Tout le monde en parle, tout le monde le connaît. Il est puissant, il est grand. Mais quand on vient le rencontrer dans la région de l’estuaire, entre Rivière-du-Loup, Kamouraska et Tadoussac... Là, il devient complètement démesuré. Il n’y a rien de comparable. C’est hautement original à notre avis. Il y a 30 kilomètres de littoral sauvage autour de l’île aux Lièvres. Essayez de trouver 30 kilomètres de littoral sauvage sur le Saint-Laurent, c’est virtuellement impossible; c’est soit morcelé, privé, habité, transformé en route ou en marais inaccessible. Chez nous, on peut rêver sur les plages, on peut rêver face au Saint-Laurent.

02

Culture créative

On voit notre créativité, entre autres dans le modèle qu’on a créé et qui est unique. On est un petit peu orientés vers le passé. On est beaucoup axés sur les valeurs profondes, le patrimoine, les notions historiques. Pour nous, le Saint-Laurent est la voie d’occupation de l’Amérique. D’ailleurs, on a une exposition de photographies anciennes qui nous ont été remises par des pionniers des années 1890 à 1925 environ. On met ça en valeur, c’est notre petit côté rétro ! On y tient beaucoup, ça nous lie avec le passé.

03

Accueil généreux

L’accueil chaleureux, c’est ce qui produit une offre touristique unique. L’expérience sur l’île est très chaleureuse. Tout le monde est obligé de se parler. On n’a jamais plus d’une centaine de personnes en même temps sur une île de 1000 hectares, donc il y a beaucoup d’échanges. On a une équipe sur place, composée de 30 employés qui viennent de la région et qui partagent la même conviction que les administrateurs. Certains sont avec nous depuis 20 ans. C’est un travail saisonnier, alors il faut qu’il y ait de l’amour et de la conviction là-dedans.

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